mercredi 6 juillet 2016

Rendez-vous en septembre !

Je n'ai pas trop le temps de bloguer en ce moment, ni de surfer d'ailleurs. Autant prendre les choses tranquillement et se donner rendez-vous à la rentrée.

Profitez bien de vos vacances si vous en avez, si vous partez ou pas, prenez soin de vous quoiqu'il en soit !



dimanche 3 juillet 2016

P'tits trucs de la semaine 4

Je n'ai pas tellement eu l'occasion de surfer sur la toile cette semaine, donc ces petits trucs seront rapides...

J'ai découvert d'excellentes recettes sur le net que j'ai testées avec beaucoup de plaisir :



 

Save the green a publié un très intéressant article sur la cueillette et la cuisine des plantes sauvages, illustré de photos qui m'ont donné envie de les toucher et de les humer.


J'ai lu une BD de Ralf Konig (encore une) qui m'a (encore) fait me bidonner à fond les ballons ! L'épopée de Sainte Ursule revisitée à la sauce gay, ça vaut son pesant de cacahuètes.

Ma fille aînée et moi avons fait une balade à Paris samedi après-midi en prévision de la Japan expo à laquelle elle compte participer. J'ai pris quelques photos :

 

Triskell, le roi de la sieste décomplexée, vous souhaite une bonne fin de semaine !




vendredi 1 juillet 2016

Comment organiser ses menus/courses ?


Une corvée qui m'a toujours cassé les pieds, mais alors grave, c'est établir des menus, faire les courses, ranger les courses, etc. Si je pouvais avoir un cuisinier à domicile et que je me contente de mettre les pieds sous la table et savourer, je serais heureuse ! Mais bon, donc je m'organise pour que ça devienne le plus simple possible, histoire de moins traîner les pieds et de me motiver à l'efficacité.

Chaque fin de semaine, je fais l'inventaire de mes placards et du frigo, histoire de voir ce qu'il me reste et de ne rien gâcher.

A partir de cette liste, je recoupe différentes sources utilisant les aliments que j'ai chez moi :
- les recettes que j'ai notées sur le net au cours de la semaine,
- mes livres de recettes,
- les recettes à tester dont j'ai des classeurs entiers,
- ma base de données en ligne, qui n'est pas tout à fait un blog de cuisine. Sur ce "blog", j'ai fait une compilation non exhaustive des recettes que j'ai testées (avec des photos pas forcément terribles - quand j'ai pensé à en prendre, mais qui donnent une idée du résultat) et de celles que je voudrais essayer. J'y ai listé tous mes livres de cuisine, mais le plus utile, c'est que j'y ai inclus la possibilité de chercher des recettes par aliments - pratique quand il me reste quelque chose et que je me demande quoi faire avec. Cette base de donnée en ligne me sert à (essayer de) diminuer mes classeurs de recettes physiques, mais je l'ai prévue également pour le jour, bien trop rapide, où mes ados quitteront la maison et se retrouveront toutes seules face à leur cuisine. Elles y piocheront des idées si elles le désirent.

Soit petit à petit, au cours de la semaine précédente, soit en une seule fois, le dimanche, je prépare les menus de la semaine à venir. Je prévois toujours d'en faire une quantité un peu plus grande le soir afin de pouvoir emmener des restes au boulot le lendemain midi. Mon copain étant intérimaire et travaillant sur coup de fil, parfois parti pour plusieurs jours, c'est assez difficile de respecter le planning, mais si j'ai trop de restes, soit je congèle pour plus tard, soit je reporte les recettes dont les aliments peuvent se garder plus facilement.

A partir de ces menus, j'établis la liste des courses. Je fais mes courses à 95% là.

J'organise aussi un peu mes menus en fonction des produits frais utilisés. Le lundi, je ne travaille pas, mais le samedi, si. Donc au début de la semaine, j'utilise plus de légumes frais fragiles que vers la fin de la semaine. Et je cultive des graines germées dans ma cuisine. Le samedi, en rentrant, j'ai le temps de faire quelques courses si j'ai besoin d'autres choses pour le week-end.

Dans la mesure du possible, j'essaie d'éviter les surgelés, mais ce n'est pas toujours faisable. Je bosse loin, je rentre tard, parfois (souvent ?) plus tard que prévu à cause des trains, et là, trouver des légumes tout nettoyés, épluchés et prêts à cuire est rudement pratique. J'utilise très peu de plats déjà cuisinés, ça se limite en tout et pour tout aux sauces ou à la ratatouille en conserve, très pratiques également.


Et vous, comment faites-vous ?


lundi 27 juin 2016

Ptits trucs de la semaine 3

Dimanche dernier (le 19, je poste en retard), j'ai réalisé pour la première fois une recette de pizza/tartiflette maison - approuvée par toute la famille. Pour la peine, je l'ai refaite hier. Voici le résultat (cliquez sur la photo pour avoir le lien de la recette) :


https://venividivegan.org/2016/06/05/pizza-tartiflette-vegane/
Pour ce faire, j'ai utilisé ce fromage végétal acheté à Veggie world  mais celui-ci, à faire maison, a l'air appétissant et pas compliqué à préparer.

Sinon, j'ai publié :
- une critique du livre de Laurent Chevallier et Claude Aubert : Alors, on mange quoi ?
- ma routine matinale bio/vegan 
- un article sur l'excellente série BD Trolls de Troy (elle est bonne pour le moral !)
- un article sur les petits tracas que j'ai expérimentés avec la B12 
- deux articles sur Alzheimer, ça me tenait à coeur : mon expérience personnelle avec ma mère, puis ce qu'il vaut mieux savoir avant.

 
Balades sur le net :  
- Clémentine parle du yoga... des orteils !
- Anne-So a interviewe une nutritionniste au sujet du régime alimentaire végétalien, j'y ai appris plein de trucs sur les huiles, notamment.


Bonne détente, suivez son exemple :
 

vendredi 24 juin 2016

Alzheimer partie 2 - ce qu'il vaut mieux savoir avant

Un de vos proches âgé a tendance à perdre la mémoire ou a été diagnostiqué Alzheimer ? Cela risque d'arriver ? (tout est possible, n'oubliez jamais ça, ça n'arrive pas qu'aux autres). Voici quelques petites infos qui vous permettront, non de mieux vivre cette épreuve, c'est impossible, mais d'en arrondir certains angles.



  • Quand un membre plus ou moins âgé de votre famille, susceptible de se retrouver seul à plus ou moins long terme, habite loin de chez vous, rapprochez-vous de lui ou faites-le se rapprocher. Le jour où vous aurez besoin de faire de nombreux aller-retours, faire ses courses, son ménage, ça sera quand même plus simple.
  • Que cette personne encore en pleine possession de ses moyens fasse une procuration, un mandat ou je ne sais quoi (demandez conseil à un notaire) afin que ses héritiers ou les personnes qui en auront la charge en cas de pépin puissent vendre sa maison en son nom. Ne vous inquiétez pas, on ne vous soupçonne pas de partir aux Bahamas avec le magot, mais cette formalité une fois réglée est bien pratique le jour où vous vous retrouvez à payer une maison de retraite médicalisée (ça coûte les yeux de la tête) : vous pouvez vendre la maison et ça vous laisse un peu de temps pour souffler. Pas de mandat ? Pas de vente. Vous devez payer la maison de retraite de votre poche - si vous le pouvez - en attendant que le Tribunal d'Instance auquel vous aurez fait appel rende son verdict : vous permettre ou non de vendre les biens de cette personne.
  • Renseignez-vous sur les aides à domiciles disponibles. Pour distribuer les médicaments, pour apporter des repas à domicile, voire pour faire le ménage.
  • Si vous faites examiner cette personne par un gériatre qui vous répond que ses petits problèmes sont bien normaux et dûs à l'âge, prenez avis auprès d'un autre médecin. N'hésitez pas à préciser qu'épargner les gens, c'est bien gentil, mais qu'accompagner une personne qui souffre d'Alzheimer, ça demande de la préparation et de l'endurance ! Plus tôt on sait, plus tôt on se prépare.
  •  Si cette personne a des lunettes, un sonotone, pensez à garder précieusement une paire/un appareil de rechange que vous récupérerez à la fin de la journée (si elle ne l'a pas égaré avant ça !). Une télécommande de télévision ? Pensez à faire un double et à le planquer.
  • Ne restez pas seul-e. Même si vous avez une famille et des amis autour de vous, n'hésitez pas à prendre contact avec une association Alzheimer près de chez vous. Echanger autour du sujet permet de se sentir moins seul-e. Cherchez un forum sur le net en cas de besoin. 
  • Armez-vous de patience : la personne va vous poser des centaines de fois la même question dans la journée, vous raconter les mêmes histoires. Ce n'est pas pour vous embêter.
  • Cuisinière à gaz ? Elle risque de mettre le feu à la maison. Plaques électriques ? Elle risque de se brûler. Four ? Le gaz risque de se répandre dans la maison. Repérez les dangers. D'où l'avantage de lui faire apporter ses repas à domicile. Vélo ? Voiture ? Méfiance. Essayez de penser avec un coup d'avance.
  • Dans la limite du possible (vous craquerez un jour, c'est certain), ne perdez pas patience avec cette personne. Elle est perdue, déboussolée, le passé et le présent se mélangent, elle ne reconnaît plus ses proches, elle perd tout : elle a besoin de réconfort. Quand elle se met en colère, ce n'est pas de sa faute, c'est la maladie, ne l'oubliez pas. Je me suis énervée sur ma mère un jour où elle s'en est pris à mes filles, ses petites-filles, qu'elle ne reconnaissait pas et qu'elle accusait de lui voler des objets, qu'elle voulait mettre à la porte. C'était un réflexe de protection de mes filles, beaucoup de fatigue accumulée aussi, mais je regrette de m'être emportée. 
  • Renseignez-vous sur les maisons de retraite. Mon compagnon y travaille et m'a raconté des histoires écoeurantes. Une bonne réputation ne veut malheureusement rien dire. Mais vivre avec un Alzheimer ? Il faut avoir les épaules solides. Choisissez une maison avec une unité fermée d'où la personne ne puisse pas s'échapper et aller mourir dans un fossé de route. Une maison qui fait la lessive de ses pensionnaires est un atout, mais alors n'achetez pas du linge fragile et délicat, et pensez à rajouter des étiquettes avec le nom. S'il y a un joli jardin ou parc où se promener et du personnel aimable, c'est encore mieux.
  • Pour vous donner une petite idée de ce qui vous attend, vous pouvez non seulement lire des livres sur le sujet (il y en a plein les bibliothèques), chercher sur le net, mais également regarder la pièce de théâtre de Florian Zeller avec Robert Hirsch, "Le Père" :
J'ai probablement oublié certaines choses. Si vous en avez à rajouter, n'hésitez pas à le faire dans les commentaires. Vox expériences sont les bienvenues, mais j'espère sincèrement que vous n'y serez jamais confrontées...

Qui connaît quelqu'un victime d'Alzheimer ? - Alzheimer partie 1

Je lève la main : le topo que je vais poster aujourd'hui me touche de très près même si dans ma famille, le cancer fait également des ravages.

Si j'ai eu envie d'ouvrir un blog sur le bien-être, c'est non seulement à cause d'un rythme de vie trépidant, de transports publics fatigants, de la seconde journée qui m'attend en rentrant du boulot, c'est aussi parce que ma mère a Alzheimer et que ces 2 dernières années, son état a gravement empiré. Physiquement, elle va plutôt bien. Mais mentalement...

Tout le monde a entendu parler de ce fléau, tout le monde sait à quoi s'attendre quand le diagnostic est posé, mais il y a un gouffre entre "savoir" et "expérimenter". Je vous préviens, l'histoire risque d'être longue et pas gaie.




Il y a 15 ans, en mars 2001, mon père est mort subitement. Un soir, il est tombé dans la salle de bain et ne s'est jamais relevé. Ma mère est donc restée veuve et elle avait l'habitude que mon père s'occupe de tout : comptabilité, factures, réparations, démarches. Ce n'est pas qu'elle est idiote, c'est qu'elle a eu une lourde histoire familiale et qu'elle s'est réfugiée sous l'aile protectrice de mon père. Chose impensable pour nous femmes modernes : elle ne savait même pas signer un chèque ! Après sa mort, elle s'est trouvée désemparée, déprimée, anxieuse, non seulement parce qu'elle a perdu l'homme avec lequel elle a partagé sa vie, mais elle s'est retrouvée face à un monceau de démarches qui la dépassaient et s'est reposée principalement sur ma soeur aînée (célibataire) et un peu sur moi (moins dispo, famille + boulot). Heureusement, ma tante, sa soeur, habitait tout près et elles se tenaient compagnie, sans compter ses copines. Au moins, elle n'était pas toute seule puisque ma soeur et moi habitons dans des régions différentes.

Nous venions la voir dès que nous le pouvions, ce qui veut dire que j'ai passé mes vacances de ces 15 dernières années chez elle, à m'occuper d'elle et de mes filles (ma plus grande est née 3 mois après la mort de mon père). Comprenez-moi bien, j'adore ma mère, mais de temps en temps, j'aurais bien aimé souffler un peu chez moi ! Seulement, elle pleurait au téléphone en me demandant de venir, alors... Et je ne pouvais pas la prendre chez moi, ni déménager vers chez elle.

Au début, ma soeur et moi avons pris la léthargie de ma mère pour de la déprime. Après avoir été entourée toute sa vie, elle se retrouvait toute seule dans sa maison. Elle n'a jamais été la même depuis cette année-là (elle était gaie, souriante, coquette, avant), mais elle aimait toujours sortir, faire les magasins, avoir de la compagnie.

Le jour où elle a perdu l'argent que ma soeur lui laissait régulièrement pour faire les courses... j'ai l'impression que c'est ce jour-là que tout a commencé. Elle était persuadée que des petits jeunes à la sortie du magasin le lui avaient piqué, mais on a retrouvé l'argent plus tard dans la sacoche de son vélo. Après quelques incidents du même genre, un gériatre chez qui nous avions emmené ma mère a déclaré qu'elle n'avait rien de grave, juste des petits oublis normaux pour quelqu'un de son âge. Nous avons su plus tard qu'il avait déjà trouvé des signes d'Alzheimer, mais n'avait rien voulu nous dire... pour ne pas nous faire peur ! On aurait préféré savoir.

Ma mère s'est mise à oublier de plus en plus de choses. A avoir des tendances paranoïaques - elle qui était souriante et gentille comme tout, piquait des crises de colères. A égarer les lunettes, la télécommande de la maison, les montres, les peignes, les brosses à dents, j'en passe et des meilleures. Elle rangeait tout, mais oubliait systématiquement où elle avait rangé quoi. Faire la cuisine chez elle relevait du parcours du combattant : s'y prendre 1h à l'avance afin de chercher où étaient tous les ustensiles/ingrédients nécessaires ! Il y en avait même au grenier... On laissait traîner sur le radiateur un vêtement à sécher ? Pouf, il avait disparu en un rien de temps, rangé on ne sait où. Le pire, c'était les moments où elle était pleinement conscience que quelque chose n'allait pas, que son esprit se détériorait, mais qu'elle se voyait impuissante. C'était poignant, nous ne pouvions rien faire non plus. Je me rappellerai toujours du jour où elle m'avait appelée et me disait qu'il y avait un type qui se prétendait son fils qui se promenait dans la maison. Elle s'était seulement endormie devant un téléfilm et était restée dans l'histoire !

Et le jour où je l'ai emmenée se promener vers Nevers, un coin plein de boutiques qu'elle aimait bien, elle s'est mise à me parler de moi, comme si j'étais une de ses copines et non sa fille. Je ne vous dis pas le coup que ça m'a porté ! Je le savais, que ça allait arriver, bien sûr, mais quand je suis rentrée chez moi ensuite, j'ai presque fait le deuil de ma mère. J'étais effondrée, ma mère telle que je la connaissais était morte pour moi, je n'existais plus pour elle en tant que fille. Seulement, c'est difficile de faire le deuil d'une personne qui se trouve là devant vous ! Son corps est bien là, et quelques traces de ce qu'elle était aussi, parfois.

Sa voisine est aide à domicile. Quand ma mère ne s'est plus rappelé comment cuisiner, la voisine lui apportait des petits plats et lui donnait ses médicaments. Parce que quand le diagnostic Alzheimer est finalement tombé dans toute sa vérité - enfin !, on nous avait conseillé de la laisser le plus longtemps possible dans son environnement familier. Alzheimer fait perdre tous ses repères, temporels, affectifs, dans l'espace, autant en garder un maximum tant que c'est possible. Donc la voisine gardait un oeil sur elle, même si les tendances paranoïaques de ma mère la faisaient s'en prendre à elle aussi. La voisine est habituée, fort heureusement.

Le début de la journée commençait lentement (ma mère avait du mal à émerger), puis elle était "à peu près" normale. Après le repas de midi, elle somnolait et quand elle se réveillait, elle partait dans son monde intérieur. En fin d'après-midi, elle attendait le retour de mon père et de ma grand-mère (morts) et nous demandait de partir, nous, ses copines qui n'habitions pas chez elle, parce qu'ils allaient rentrer et que nous prenions leur place. Quand elle voyait que nous ne partions pas, elle se fâchait et menaçait de s'en aller. La nuit, nous étions réveillées par une lampe torche braquée sur la figure, afin qu'elle puisse voir qui dormait là. Et souvent, elle nous demandait quand on allait venir la chercher pour la ramener chez elle : cette maison-là était bien jolie, elle aimait la décoration (forcément, c'est elle qui l'avait faite), mais elle voulait rentrer à la maison où j'avais grandi, qui n'était plus à nous depuis longtemps.

L'hiver dernier, nous avons dû mettre ma mère dans une maison de retraite près de chez ma soeur - dans une unité fermée parce qu'elle voulait s'enfuir. Quand elle nous a vu arriver, ma soeur et moi, elle était partagée entre la colère (on l'avait enfermée !) et le soulagement de ne plus être seule parmi ces étrangers bizarres. Ses filles ne s'occupaient plus d'elle. Parce que ma soeur et moi, nous sommes 4 : celles dont elle se souvient, plus jeunes, celles qu'elle a au téléphone - et nous, ses copines, qui n'avons rien à voir, nous portons juste les mêmes noms. Il y a 2 Jocelyne, 2 Iza. 

Décider d'enfermer sa propre mère, c'est terrible. Mais comment faire autrement ? Je pars à 6h du matin pour travailler loin, rentre vers 19h30 le soir environ. Elle aurait été seule toute la journée. Ma soeur n'aurait pas tenu le coup, il ne faut pas se faire d'illusion. La dernière fois qu'elle avait emmené notre mère chez elle, elle l'a retrouvée en pleine nuit dans l'escalier en train de prendre la poudre d'escampette ! Vivre avec quelqu'un qui a Alzheimer, c'est 24h sur 24, 7 jours sur 7, sans aucun répit.

Donc, voilà où nous en sommes aujourd'hui... Elle est sous médicaments (bref, abrutie par les médicaments), ma soeur la sort de temps en temps et l'emmène chez elle passer un après-midi et elle reste là, assise, à regarder dans le vague. De temps en temps, on va se promener pas trop loin à pied. Elle ne manifeste un peu d'intérêt que quand on parle de la Bretagne - la Bretagne, ça ne vous quitte pas !

Cette maladie est vraiment une saloperie - pour la personne qui la subit, pour les personnes qui l'aiment et sont impuissantes... terrible, vraiment.

La deuxième partie de ce topo sera consacrée à ce qu'il vaut mieux savoir avant que la maladie soit gravement installée...


jeudi 23 juin 2016

La B12, la fameuse B12....

Comme une majorité de végétaliens, je prends ma B12 tous les jours. Je dis bien "une majorité", tout le monde n'est pas franchement convaincu de l'utilité de la chose, les débats pullulent sur le net ! Je préfère prévenir que guérir. L'AVF recommande d'en prendre, le Dr Bernard-Pellet aussi, donc voilà (si vous voulez un lien sur le sujet, c'est ici). Pourquoi risquer d'éventuelles carences si consommer plus de B12 n'est pas nocif, hein ?

Pourquoi prendre de la B12 ? Parce que la façon dont est produite notre alimentation depuis pas mal de décennies maintenant empêche d'y trouver cette vitamine. On mange de plus en plus de produits industrialisés, transformés, trafiqués, pasteurisés, stérilisés, morts quoi. Si on nous recommande de manger plein de fruits et légumes par jour,  c'est parce que nos fruits et légumes ne sont plus aussi riches en vitamines et minéraux qu'à  une époque ! Il faut voir l'état des sols lessivés par les pesticides vers chez moi : la terre est marronnasse clair et dure comme du caillou (pas étonnant que quand il pleut trop, le sol n'absorbe plus rien et que ça ruisselle partout...). Les produits bio sont un peu plus chargés en vitamines et minéraux, mais les sols ne sont plus aussi riches, donc baisse là aussi. 

Si les omnivores et les végétariens sont moins carencés que nous de ce côté-là, c'est simplement parce que la grosse majorité de la vitamine B12 produite dans le monde...  est destinée non aux comprimés, mais aux animaux d'élevage. Donc elle passe dans la viande, le lait, les oeufs, etc. Ils sont persuadés que nous sommes carencés parce que nous prenons des compléments, mais en fait, ils prennent sans le savoir des compléments via les animaux dont ils mangent la chair ou les produits.


En ce qui me concerne, j'achète ma B12 à Un monde vegan à Paris, ce n'est pas démesurément loin de mon travail et ça me fait plaisir de les soutenir en y faisant quelques courses de temps en temps. Il y en a à l'orange et au cassis, les deux sont bonnes !

Une fois, une seule, je n'ai pas pu m'y déplacer et j'en ai commandé par internet, dans un sachet. Au bout de quelques temps, je me suis aperçue que j'avais un manque de tonus, des ongles cassants, que ça n'allait pas aussi bien que d'habitude - moi qui ne suis pratiquement jamais malade - et le seul changement notable dans mon quotidien, c'était la B12. Celle que j'avais commandée (et dont je ne retrouve plus les références, désolée, je me rappelle juste que c'était dans un sachet blanc) contenait de la méthylcobalamine alors que ma Veg1 habituelle contient de la cyanocobalamine. J'ai jeté le sachet, suis revenue à ma Veg1 et tout est rentré dans l'ordre. Attention ! Je ne suis pas médecin, ce n'est pas une généralisation, je vous informe juste de ce qui est arrivé dans mon cas particulier ! C'était peut-être une coïncidence, mais bon. 

Tout ça pour vous dire que lorsque vous décidez de vous supplémenter, allez voir votre pharmacien ou votre naturopathe pour leur demander conseil. D'un autre côté, je n'ai jamais vu aucune plainte nulle part contre la Veg1 de la Vegan Society.

Depuis peu, on parle beaucoup de vitamine B12 végétale à base de spiruline, mais attention là aussi, rien de concluant n'a encore été publié à ce sujet. Je n'ai vu qu'une seule étude favorable jusqu'ici, mais je préfère avoir confirmation avant de tenter le coup.

Pour plus d'informations plus techniques et poussées, je vous invite à faire un tour sur le site de Crudivegan, où un excellent article est consacré à la B12.